Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 18:12


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Co-errances c'est fini. Ca a donné lieu à une petite conférence :
(Si la vidéo de cette conférence vous intéresse : poondoon@ymail.com)

mais j'ai ré-embarqué :  covoiturage jusqu'a bamako puis voyage itinerant, objectif l'Afrique Centrale, la forêt primaire, le coeur du continent noir, tout ca, tout ca !

Du coup, on change de blog, et ca se passe ici : http://deroute.canalblog.com


Par Antoine & Matthieu - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 00:31
Bin oué, j'ai fini par revenir a ma vieille france !

Apres une semaine immergé dans la jet set de bamako du mali garce a nazheli et eric, avec qui j'avais traversé le sahara occidental, j'ai rencontré Bruno.

Bruno, il avait amené son 4x4 et sa compagne a la decouverte de l'afrique, mais hélas cette derniere a prefere un retour en avion a une traversée de la mauritanie au vu des récents évènements. 

Du coup Bruno, bah il m'a proposé une place dans le Land Rover. Et me voila embarqué avec le plus sympa des retraités du monde pour un Bamako-Rennes en 8 jours et avec le sourire !

Du coup, ca fait maintenant un mois que je suis rentré dans ma ville natale, que je profite a nouveau des petits plaisirs auxquels 20 ans de vie m'ont rendu accro !

Voila, je vais m'installer un peu, travailler un peu, peut-etre preparer l'IUFM, avec encore des reves de voyage dans la tete, mais dans un futur moins proche !

Cette errance m'aura permis de réaliser que je ne suis ni un nomade (j'ai besoin d'un chez moi), ni un apatride (j'ai besoin de mes amis, ma famille, un terrain connu). 

Elle m'aura aussi appris que j'aime me faire croire le contraire, et errer a la rencontre des gens en revant que je pourrais vivre comme eux ! 

Enfin, c'etait une lecon de tolerance : En essayant de vivre la vie des gens que j'ai croisés, j'ai vécu de nombreuses situations que j'aurai certainement jugées choquantes dans ma peau de francais, mais qui se révèlent naturelles quand on se met dans la peau de ceux qui les vivent.

Tout le monde cherche a vivre au mieux, en fonction de son environnement. Ou que l'on soit, on désire des choses qui se trouvent ailleurs,  et avant meme de les atteindre, on en désire déjà d'autres. AInsi nous sommes en permanence en mouvement.

L'africain qui possede un certain confort psychologique nous envie notre confort materiel et le petit francais de classe aisé qui possede tout le matériel s'enfuie en Afrique pour retrouver un equilibre oublié... Et tout le monde s'agite, et la vie continue... 

Bon voyage a tous !
Par Antoine - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 15:42
D'abord je m'excuse de pas avoir donné de nouvelles depuis un pti moment, mais c'est que, comme je le dis dans le titre, j'ai trouvé ma tribu, et elle ne connait pas internet !

En effet j'ai fini par atterrir a Mahammouda, un village de la haute casamance ou j'ai été accueilli par Paul, mari de 3 femmes et pere de 17 enfants qui m'a acceuilli comme son 18eme.

Je me suis trouvé la bas comme un poisson dans l'eau et donc j'y suis resté 1 mois et demi au lieu de 3 jours. Je suis maintenant capable d'assumer la culture maraichere des oignons et la fabrication artisanale du pain !!

Je vous embrasse tous tres fort et j'invite tout le monde a m'encourager à leur donner plus de détails.
Par Antoine & Matthieu - Publié dans : Carnet de route
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 17:30
Reprenons ou nous en étions : en Mauritanie, avec le sénégal en ligne de mire. La frontière, c'est un fleuve, et devinez son nom ? Le Sénégal ! 
Comme on ne connaît pas les capacités d'un âne en natation, on décide d'attendre la traversée pour concrétiser notre idée fixe : voyager en charette, tirés par un âne, a la sénégalaise !
Et la, c'est le drame : Côté sénégal, c'est le No Ane's Land. Ici la mode est au cheval, définitivement hors budget... C'est la déprime :

- " C'est mort, ils doivent bien se marrer tous ces ânes de l'autre côté du fleuve..."
- " Ils peuvent pas apprendre a nager, p***n ? "
- " Bordel ! Regarde ! Y'en a un qui traverse ! "
- " Quoi ? T'es con... C'est qu'une pirogue... "

Une Pirogue... Une pirogue ?!

- " Mais oui, c'est ca ! Une pirogue !!! "

Et c'est ainsi que 24heures plus tard, nos premiers coups de pagaies inauguraient le naisse de "Pirogue Sénégal", Compagnie de transports fluviaux dont la première traversée devait nous permettre de rallier Saint Louis, quelques 100 Km plus loin.

Après 3 jours d'aventure, contre le vent et avec pour seul panorama les roseaux qui bordent le fleuve :






C'est l'échec, lamentable : Après une tentative de traversée des roseaux, désespérés, tentant de rejoindre la terre ferme pour ne pas avoir a dormir sur la pirogue qui prend l'eau :



nous nous résignongs a affronter les nuages de moustiques pour 1h de pagayage nocturne qui nous permettra d'échouer dans un village de pêcheurs, guidés par l'appel a la prière. Ils nous accueillent avec un bon repas et nous courrons nous réfugier sous la moustiquaire pour quelques heures de sommeils au bout desquelles le bruit de nos intestins, amplifié par une bonne migraine, nous réveille. c'est alors que je m'extirpe de la moustiquaire pour goûter un véritable moment d'exotisme : Imaginez vous au milieu de la brousse, savourant la grisante sensation de vous faire dévorer les fesses par une armée de moustiques, a la fois stupéfait par l'étrangeté de ce que peut produire votre tube digestif et en pleine interrogation quant au meilleur moyen de nettoyer tout ca, entouré par le sable et... le sable ! Turista, quand tu nous tiens ! Le lendemain matin, c'est dans un état lamentable que nous sommes contraints de déposer le bilan, et c'est ainsi que se termine l'éphémère existence de Pirogue Sénégal : sur le désolant abandon de deux blanchots faiblards face aux puissances du sombre fleuve Sénégal. 

Aujourd'hui , la page est tournée et je jouis de l'accueil formidable des habitants de Mbarigo, petit village qui avait accueilli Matthieu lors de ses précédentes épopées africaines. 

J'ai eu la chance d'y rencontrer Yéro, jeune fermier Bio/artiste/animateur/propagateur de l'amour de la vie, qui a été formé dans une ferme école ou je viens de passer quelques jours d'heureuses retrouvailles avec la vie fermière : la vie au rythme solaire, les chevres, l'odeur du fromage ! Mais c'était aussi l'occasion de découvrir un centre intéressant ou la ferme cotoie les ateliers de teinturerie, couture, electricite, menuiserie/ebenisterie et mécanique. On apprend à tout faire ici ! 
Si l'école primaire était à l'origine liée au projet, l'impossibilité de conjuguer l'apprentissage de la terre et le programme de l'état ont poussé les responsables à séparer l'école du projet de formation en agro-élevage : seuls les jeunes adultes sortis du système scolaire suivent cette formation. De quoi me faire réflechir, puisque le problème que cette ferme-école a rencontré, je l'ai trouvé dans chacune des initiatives du même type en France...

A Mbarigo, décidemment carrefour de rencontres, j'ai aussi pu rencontrer Marion, qui s'offre un mois au Sénégal et qui devrait sous peu m'accompagner en Casamance, la partie sud-ouest du pays, seule région tropicale d'Afrique de L'Ouest ! Puis ce sera Bamako, avant la suite du périple !
Par Antoine & Matthieu - Publié dans : Carnet de route
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 12:28
Me voila a nouakchott !

On a traversé le Sahara occidental dans le camion de Vincent, accompagnés de sa femme marocaine Naîma, de son beau-frere Aziz et de Melila, tandis que la voiture d'Eric et Nazehli nous suivait. Un voyage très sympa qui se termine très mal lorsque tout le monde est autorisé à quitter le Maroc sauf les marocains... Vincent est donc contraint de renter...
La Mauritanie est étrange, il est difficile de rentrer en contact avec les maures, ex-bédouins, mais beaucoup plus facile de communiquer avec tous les Sénégalais, gambiens et j'en passe qui se sont installés ici. On refuse souvent de me serrer la main car ici tout le monde me prend pour une fille... Etrange...

Depuis Nouadhibou, la première ville de Mauritanie, on s'est offert un petit moment indiana jones en sautant dans le plus grand train du monde, un minéralier de  2,5 km qui relie de gigantesques mines de fer au port de Nouadhibou. Une fois le minerai embarqué sur les bateaux, il est possible de sauter dans les wagons vides pour rejoindre la mine en quelques 12 heures de voyage.

Une petite vidéo de l'arrivée du train :


Et une autre durant le voyage :


Apres un (trop?) court séjour dans les mines et la ville de Zouérat qu'elles ont engendré, nous avons sauté dans un Taxi-brousse direction Nouakchott : 18 heures de route non-stop avec 15 passagers dont deux chevres !

Ici a nouakchott on séjourne à l'auberge ménata et on profite des facilités de la capitale, entre patisseries, cyber-café et rencontres agréables (coucou Stéphane !).

Malgré tout, il est assez difficile de sortir des circuits touristiques et de trouver l'authentique. On a donc décidé avec Matthieu d'essayer de s'acheter un ane et une charette dès notre entrée au Sénégal pour voyager local. On verra ce que ca donne !

Voila,  je pense bien fort a tous les copaingues (GG cougne, premier podium pour les zen !) et la famille et je remercie les éventuels lecteurs qui perdent un peu de leur temps sur ce blog !

Je précise aussi qu'a partir de maintenant les dernières photos apparaissent en vrac dans la rubrique "Afrique et Longo", bonne visite !

Par Antoine - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 18:14

Voila, j'ai rencontré le pti matthieu sur ma route et c'est tellement bien cool de faire route avec lui que je vais le suivre jusqu'a dakar ! prochaines etapes : mauritanie, puis senegal !

C'est tout, parce que j'ai pas le temps !

En fait j'ai trouvé un peu de temps donc je balance les vidéos en vrac :

 


 










Bisous !

Par Antoine - Publié dans : Carnet de route
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 16:00
Bon, après le vol, premiere chose a faire : m'acheter des tongs !! Partir au maroc, en direction de l'ecole pour les enfants des rues de casablanca que j'ai contactée, sans chaussures, ca la foutrait mal ! 
Enfin je trouve un billet pour le ferry et me voila en ...

...Espagne ! Et oui, je suis a Ceuta, une ville espagnole sur le continent africain , en territoire marocain !
C'est chez César que je suis accueilli comme un fils grace à www.HospitalityClub.org, et c'est chez lui que je vais me refaire une santé mentale, entre la plage et son appartement.

Apres 2 jours, je prends le bus direction la frontiere marocaine et l'ambiance change instantanément ! Après avoir echappé a un taxi-arnaque grace a une marocaine, me voila dans un "grand taxi", c'est a dire qu'on est 7 dans une mercedes, avec tous les bagages, jusqu'a Tanger. Resultat : 3€ les 100km ! A tanger, j'échappe difficilement aux guides et autres arnaqueurs qui se ruent sur le jeune occidental déambulant seul... Je me cache pour manger car c'est le ramadan, et enfin, avec la nuit, vient le calme et les rencontres agréables s'enchainent en attendant Adil qui m'accueille pour la nuit, encore une fois grace a l'Hospitality Club. Je me rends compte des conditions de vies marocaines et la simplicité avec laquelle ce musulman convaincu partage avec moi le peu qu'il a est touchante. Toujours est-il que je le quitte le lendemain pour partir en direction de Larache, ou j'ai contacté un autre hôte de l'hospitality club, pour faire étape sur ma route vers Casablanca.

Me voila donc à Larache :
Sab-0002.jpg
 ou Sami m'accueille. Je me doute très vite qu'il va m'offrir beaucoup plus que je n'espérais, et après une véritable visite touristique de la petite ville cotière de Larache, entouré de ses amis, c'est chez lui, entouré de sa famille, que mon premier jour de jeune s'acheve, enseveli sous les petits bonheurs de la cuisine de Naïma, la mère de Sami. Entre les repas nocturnes, l'égorgement du coq ou les voisins qui font bruler la tête du mouton dans la rue, je commence à m'imprégner de l'ambiance marocaine. Et c'est sans compter sur les soirées passées avec les amis de Sami ou des sensations de gaudalon me traversent :


C'est définitivement celle d'un carrefour, laboratoire extremement vivant ou la mercedes vient doubler la charette, sous les yeux envieux d'un jeune, cigarette dans une main , portable dans l'autre, lui même toisé par un grand-père en djellaba assis contre une vitrine sur un bout de carton, l'air sage et méditatif... Je n'ai pas le temps ici de tout décrire, mais une chose est a retenir : l'accueil marocain. En effet, après m'être incrusté 3 nuits chez Sami, c'est Akram, un de ces amis, qui me propose de prendre la relève , et me voila a nouveau baigné dans l'ambiance familiale marocaine. 

Akram est contraint, comme beaucoup de marocains qui font face à un chomage omniprésent, à tourner ses espoirs vers l'Europe, et lorsqu'il part pour Rabat avec sa famille régler quelques papiers, il m'invite comme si de rien n'était !!! L'ambiance ici à Rabat est différente, la tranquillité de la petite ville de Larache fait place au stress de la capitale, auquel s'ajoute celui d' Akram qui y a quelques mauvais souvenirs. Ajoutée à cela ma mini-turista et il devient plus difficile de gouter la compagnie d' Akram, ce qui est vraiment dommage...

Plus le temps passe, plus je souhaite aller à la rencontre du maroc rural, que ce soit dans le désert ou dans les montagnes... Nous verrons ou mes pas me mènent !


J'aimerais finir sur une fausse note : celle qui résonne dans ma tête quand je réalise que, malgré les efforts que je fais pour me débarasser de mes "richesses" d'occidental durant ce voyage, et malgré la conviction que j'ai que le modèle occidental amène avec lui une solitude et un manque d'humilité que le maroc ne connaît heureusement pas encore, malgré tout ca, je suis quand même un put** de privilégié, qui vient ici profiter de l'hospitalité authentique de gens qui n'ont même pas le droit de mettre les pieds dans mon pays...

A bon entendeur... 

Et en cadeau, une petite video des moments passées a Larache :

Par Antoine - Publié dans : Carnet de route
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 15:44
Un titre qui en dit long... ou pas ?

En fait voila, a Algéciras, en route vers le Maroc, je me suis fait agresser par un jeune qui, armé d'un couteau, m'a fait vider mon sac et s'est emparé du téléphone, de l'appareil photo (avec toutes mes photos), de 20€ et de mes pompes...

Je l'ai suivi chez lui comme un idiot (il m'a beaucoup aidé puis m'a dit qu'on allait voir le capitaine du port pour connaitre les bateaux de plaisance partant vers l'afrique (premiere tentative de bateau-stop !)) et je me suis exécuté alors qu'il était plus maigre que moi et clairement pas habitué de ce genre de vol... 

Enfin, c'est pas comme si il y avait mort d'homme, c'est juste ces put*** de photos !! gngmgnggmgmggngn !!
Par Antoine - Publié dans : Carnet de route
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 18:25


Dylan m'accepte comme compagnon, et, apres avoir fait profiter Dylan de l'accueil sikh, nous voila partis pour le portugal, avec une premiere étape prévue a Lisbonne (souvenirs, souvenirs...). Après une difficile sortie de barcelone, on atteint finalement une station service de madrid en une journée !!

La recette : Des pastels pour les panneaux, aller d'une station service a l'autre tant qu'on a pas atteint son but, et surtout pas hésiter a demander aux gens pendant qu'ils font le plein. On peut éventuellement ajouter un rabatteur 500m avant la station pour les éventuels hippies prets a tout pour prendre des jeunes en stop !

Malgré tout, le lendemain, après une première nuit de camping en station service, sous la pluie, c'est plus difficile, et entre le responsable de station qui appelle la police après m'avoir quasiment frappé, les gens qui nous jettent quelques pièces ou un sandwich (étrange...), tout bascule lorsqu'un dealer de cocaïne nous emmene, nous faisant assisster a son deal avant de nous déposer un peu n'importe ou, d'ou un type adorable nous récupère et nous propose de nous emmener ou on pourrait passer une nuit gratuite ! Apres une seconde d' hésitation, nous voila a l'asile local, ou tout le monde est adorable, et en particulier manuel, ex-héroïnomane venu ici de son plein gré pour pouvoir a nouveau vivre avec son fils, qui nous déballe son histoire au milieu de ses blagues incessantes et de son sourire sincère... Ici a l'oeuvre pendant le petit déjeuner : 

Une petite vidéo de la chambre avec nos deux amis d'un soir : 



Alors qu'on nous offre le gite, le couvert et deux euros par jour en échange de quelques heures de travaux d'interet public, nous devons refuser pour etre a temps u sud du portugal. On galere une nouvelle fois pour inicier le stop depuis un centre ville, et , proches de l'abandon, c'est jaime qui s'arrete et nous propose de nous descendre a hauteur de lisbonne ! C'est dans sa voiture que j'apprends que je ne pourrais pas aller travailler avec Dylan... Lorsque Jaime me dit qu'il descend jusqu'a l'extreme sud de l'espagne, je lui demade donc de m'y emmener également, et il me dépose finalement sur la plage de punta umbria , à 1h de la frontière portuguaise, ou je profite du soleil et des plages désertes ainsi que de l'accès a internet depuis 2jours.

J'en profite également pour réfléchir a la meilleure fcon de terminer ce voyage, et c'est très certainement dans une ferme-école de réinsertion pour les jeunes de la rue proche de casablanca que ca va se passer ( a moi le Maroc) avant de revenir vers Barcelone pour m'y installer un moment, et pourquoi pas un jour reprendre le vélo ? Pas tout de suite en tout cas...
Par Antoine et dylan - Publié dans : Carnet de route
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 17:30

Barcelone... Barcelone... on en est pas encore lá ! On a donc passé la pire nuit de notre vie a San Sebastian, entre les californiens qui viennent finir leur soirée a 5h du mat et le voisin qui ronfle... 

Du coup, le lendemain, Jack me convainc de prendre le bus pour Bilbao ou l'on découvre que le dimanche, l'Espagne, c'est mort ! Pas un chat dans tout bilbao apres 20h !! On en profite pour planter la tente en pleine ville, et c'est la police qui vient nous réveiller cordialement sur le coup de 9h. Après une journée peu productive, on passe la soirée chez manu et irune, autour d'un délicieux diner et de conversations qui convaincront presque Jack de me suivre au bout du monde !! Finalement non, et c'est vers 17h30 que je le laisse a son train, en plein bilbao, sous la pluie... Sans trop savoir ou je vais, sans trop savoir comment sortir d'ici... J'ai presque envie de pleurer...

Finalement, je repars en stop direction ma route initiale, et apres ma premiere nuit seul dans la sierra espagnole suivie d'une matinée de stop, je me retrouve a logrono pour lever le pouce de 12h... a 19h !!
Découragé,bloqué en ville,  je préfère mettre mes 20€ dans un Bus de nuit pour Barcelone que dans un hotel !
Départ a 1h00, 4h a tuer,ca me laisse le temps d'aller decouvrir logrono pour y dénicher le refuge de pelerins de compostelle le plus accueillant de la terre : on m'y offre la douche, le repas, et la nuit aurait suivie si je n'avais pas acheté ce satané ticket !

Arrivée a 6h a barcelone, je décide de finir ma nuit sur les bancs de la gare pour me faire réveiller par un pickpocket qui s'en prend a mon manteau ! Je démarre donc ma journée a la recherche d'un endroit ou dormir le moins cher possible, car j'aimerais profiter quelques temps de barcelone. 

Je fappe finalement aux portes du gurudwara ( le temple Sikh) de Barcelone et après une discussion foireuse métissée d' Hindu, d'anglais et d'espagnol, je suis finalement invité a y passer la nuit ! Ambiance :



Je vais finalement y passer 3 nuits, nourri et logé en échnge d'un peu d'aide en cuisine le matin, ou j'apprends entre autre  faconner les chapatis !



Entre les festins indiens ( voir petite recette ajoutée sur youtube) et les thés divins, j'en apprends enormément sur la culture indienne, en particulier sur les traditions sikhs, dont une veut que l'on ne refuse l'hospitalité a quiconque, de quelque confession qu'il soit !! Je réalise également que toute la communauté indienne gravite autour du gurudwara dont s'occupent ceux qui y trouvent refuge en attendant de trouver du travail, tandis que ceux qui ont déjà trouvée leur place viennent faire offrande de nourriture ou d'argent avant d'assisster aux cérémonies menées par le guru, maitre des lieux.
Quoi qu'il en soit, tout le monde est d'un gentillesse incroyable envers moi et j'ai du mal a croire a un tel accueil !! Malgré les soucis linguistiques, les nuitées a 6 dans 10 metres carres sont l'occasion de discussions bien marrantes !

Je passe les après-midi a flaner dans une Barcelone qui m'envoute, et je tombe doucement amoureux...
                        barce-love-ona.JPG

Et alors que je suis pratiquement décidé a mettre fin ici et maintenant a un voyage que je goute de moins en moins et qui m'a offert un joli final avec le gurudwara, un jeune voyageur vient poser son sac de 30 kg face a moi, brisant l'hypnose que provoque sur moi l'effervescence skateboardistique du MACBA ( Museo del Arte Contemporaneo de Barcelona), un des hauts lieux du skateboard mondial. 
Je ne résiste pas à l'aborder et je découvre que Dylan, 22ans, canadien et végétarien, traverse l'europe en stop en tentant de dépenser le moins possible. Il se dirige vers le sud du portugal, direction une ferme biologique/centre de yoga/centre de surf. Ultime cadeau du dieu du voyage ?
Par Antoine - Publié dans : Carnet de route
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